Si ces photographies comparatives vous interpellent, vous trouverez dans les différents articles publiés dans Nuances les raisons probables de l'affaiblissement de ces oeuvres ou de ces scupltures.
La qualité des documents n'étant pas irréprochable, nous vous invitons à consulter tout ouvrage d'art, à vous rendre dans les musées pour vous faire votre propre jugement.
Giovanni Beneditto Castiglione's The Immaculate Conception with Saints Francis of Assisi and Anthony of Padua
Le site du Minneapolis Institute of Art
Vous trouverez ci-dessous le commentaire d'un de nos adhérent : "Sur ce site, il y a une video montrant la restauration de l'Immaculée Conception par Castiglione telle qu'elle s'est effectuée, en direct. Cette video est un document fascinant. On peut voir combien les restaurateurs interviennent sur l'ensemble de la toile, à quel degré, avec quel degré de subjectivite aussi. Mes connaissances ne me permettant de juger si la restauration de l'Immaculée Conception se fait de manière prudent et deontologique ou non, la restauration me parait cependant bien radicale."
Rubens, copiste à la Chapelle Sixtine
"Il est des personnes pour prétendre que les photos ne peuvent rien prouver. Il est pourtant facile de distinguer entre ce que des photos et reproductions peuvent trahir (les couleurs et les valeurs) et ce qu'elles enregistrent infailliblement : les formes (contour et modelé). Les innombrables clichés pris à la chapelle Sixtine avant la restauration récente sont concordants en ce qui concerne les formes peintes sur la voûte. En revanche, depuis cette restauration, on ne pourra plus jamais prendre de photos qui montrent partout les formes à l'identique : ce sont des formes souvent différentes qui se révèlent à un examen attentif. Parfois même, les contrastes sont inversés, comme entre une photo et son négatif : ce qui se détachait en clair sur sombre devient sombre sur clair, ou inversement)."
Manuel Osorio Manrique de Zuniga Manuel Osorio Manrique de Zuniga (détail)
Metropolitan Museum of Art de New York état ancien
L'affiche de l'exposition montrant le tableau dans son état actuel Au Palais des Beaux-Arts de Lille, jusqu'au 14 mars 1999, exposition d'une cinquantaine de tableaux de Goya - avec, en prime, les quatre-vingt gravures des Caprices.
Le portrait de Manuel Osorio Manrique de Zuniga, oeuvre charmante conservée au Metropolitan Museum of Art de New-York, a été choisi pour l'affiche. Ce n'est pas dans ce choix sans originalité ni audace que l'on peut voir la marque d'un " concept neuf ". Plutôt dans les signes cabalistiques qui oblitèrent l'image si connue, ou que l'on croyait connaître. Car, devant le tableau, une gêne s'installe. Le petit garçon vêtu de rouge tenant sa pie au bout d'un fil a le visage blafard, décoloré par un nettoyage forcé. Son col de dentelle, qui laissait naguère transparaître le rouge de l'habit, se brouille à présent sur une matière blanchâtre, ébauche probable d'un premier col différent. Où l'on voit qu'il est effectivement possible " d'actualiser le regard d'un artiste ". En restaurant.